In the United States and in the UK, it seemed that punk women did a good job of avoiding being manipulated. We/they were wildly expressive, tough when we wanted to be, without limits on behavior, really. Style and makeup were irrepressibly creative. I never felt like there were imposed gender roles.

While I loved what the Runaways grew into, I hated them the first time I saw them, because clearly, they were young woman acting how men wanted them to act. They were a Cherry Bomb
 fantasy and it sort of pissed me off. Actually – that was my impetus for starting Backstage Pass. No one would tell me what to do.

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Les 70s, Los Angeles. Un type, un écossais, du nom de Brendan Mullen, décide de poser ses valises au 1655 North Cherokee Avenue. Le lieu est un peu pourri et le mec n'a pas vraiment idée de ce qu'il veut en faire. Ici, le punk en est à ses balbutiements, il se passe un truc sans que quiconque arrive réellement à nommer l'événement. Il voudrait faire peut-être un club, attirer les artistes du coin et essayer d'en ressortir quelque chose. Faut dire que les groupes s'enchaînent, les gamins et les gamines prennent les guitares, le paysage change. Le truc se fait de plus en plus pressant, sans qu'un lieu soit vraiment dédié. 1977, bienvenue au Masque.

Il aura suffit d'un an pour faire de cette cave à rat un établissement culte dans la construction de la scène californienne. Pourtant, ce sont ses avortons qui récolteront toute la gloire, après que la version numéro un du club ne ferme et déménage en 1978, et de gommer, en grande partie par les soins Mullen, l'implication des femmes punkos de l'époque dans la mise en place et l'organisation du Masque. Les Cramps, les Go go's, les Germs, X, Dead Kennedys, tous les gros noms de l'époque y fouleront la scène au moins une fois.

Retour en arrière donc. Le Masque n'a pas encore ouvert et comme je disais, le mec semble un peu isolé. Le punk est vaguement punk, pas dans le nom, juste dans l'attitude, ce qui rend un peu chafouin les gens du voisinage qui voudraient bien exprimer en toute quiétude leur rage.

Toujours à LA, au même moment, Marina Del Rey et sa pote Holly Vincent du groupe punk entièrement féminin (et oui, déjà à l'époque) Backstage Pass, écoutent les lamentations d'une nana se plaignant justement que les vendredis soirs sont chiants. Marina se souvient alors du bruit qui court depuis quelques temps sur l'arrivée d'un écossais dans le périmètre. Elle décide de lui demander d'utiliser une partie de l'édifice. Le Masque est sur le point de naître.

L'ambiance est assez fantomatique. La batisse est dégueulasse mais pleine de promesses. Marina Del Rey et quelques potes emménagent après avoir signé un bail de location pour être certain que le propriétaire ne finisse pas par les foutre dehors, faute de fric. Une partie du lieu se retrouve donc entre les mains de Del Rey qui ne tarde pas à construire son propre espace. Del Rey fait passer le tout LA afin de dégoter de quoi rendre le lieu suffisamment arty afin de créer son identité. Les mecs venaient, jouaient, décoraient le lieu à leur convenance. Del Rey avouera que Mullen ne comprenait pas vraiment la vague qui se préparait à déferler sur le 1655 North Cherokee Avenue mais laissait volontiers les piliers du punk s'installer entre ses murs, Backstage Pass en tête de gondole.