I was amazed that women had such equal roles in punk rock. It's something young people completely take for granted today but it was such a big deal to see girls on stage with guys, playing instruments, not just as the singer, but playing guitar, drums, bass. And yet -- the incredible thing was how normal and natural it felt. I remembered, of course, The Runaways and Suzi Quatro and even Fanny before punk broke, but they were almost novelties. And of course there had been Karen Carpenter on drums and not forgetting that really funny looking girl in The Honeycomb from the UK in the mid 60s who played drums on "Have I The Right?" I watched her often in a movie called "Go Go Mania" on 60s Brit pop which would air late at night on KTLA after my little ones were asleep.

Of course since then I've discovered more girl garage bands who were around in the '60s playing instruments like The Luv'd Ones and The Feminine Complex and for better or worse, The Shaggs, but in punk rock it was a sudden explosion of female empowered visibility – and it was incredibly liberating and inspiring.

There was also a much more assertive voice in the songs being written by women during the punk years. As women, we had a backdrop of the singer/songwriter taking us into deeper territory with Joni Mitchell's "Blue" and stuff like that -- but the songs women began writing in the late '70s punk rock era were less confessional and far more self-possessed. Charlotte Caffey of The Go-Gos is still one of the best pop songwriters I've ever known. I've worked with her and Anna Waronker twice on projects recently.

I still think women have a long way to go in rock though, especially in the recording industry. When I was working on a soundtrack album for one of my films, "Grace Of My Heart" there was a woman engineer working in the recording studios at the Capitol Building and it was a

really big deal. There are very few women working in sound recording -- that's weird to me that it remains to this day a boy's club, and I'm not sure why. We girls have ears too!

interview par Alice Bag

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Même si Allison Anders ne s’est jamais vraiment considérée dans la mouvance du punk des 80s, son cinéma s’en est souvent rapproché. Née dans le Kentucky dans les années 50, Allison Anders connait des difficultés après le divorce de ses parents et vit mal son déménagement à Los Angeles. Hospitalisée pour dépression à l’âge de 15 ans, puis placée dans une famille d’accueil, elle choisit la fuite à travers les Etats-Unis. Après un passage par la case prison durant sa folle épopée, Anders retourne dans le Kentucky, mais n'y reste pas longtemps. En effet, Anders tombe enceinte et elle décide de suivre le père à Londres.

Mais Anders a la bougeote et c’est ainsi qu’à vingt ans à peine, et sa gamine sous le bras, elle retrouve Los Angeles. Avec une scolarité en dent de scie, Allison Anders ne part pas gagnante. Se rappelant de ses années à user les fauteuils des cinémas à défaut d'user les bancs d'école, elle s’inscrit à l’UCLA Film School. Un joli pari, qui lui permet de faire ses premières armes aurprès de Wim Wenders en tant qu'assistante de production sur Paris Texas.

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Son premier film pour l’UCLA, réalisé avec Kurt Voss et Dean Lent, Border Radio, prend comme décor la scène punk de Los Angeles des années 80. Puis en 1992, Anders se lance en solo avec Gas Food Lodging, où l’on retrouve au générique l’actrice Fairuza Balk. Pluies de récompenses pour ce film (dont une au festival de Deauville) qui relate l’histoire d’une mère et de ses deux filles dans une bourgade perdue du Nouveau Mexique.

S’ensuit Mi Vida Loca, présenté en 1993 au Festival de Cannes, et qui s’intéresse à la vie de gangs de filles hispaniques. L'année suivante, Allison Anders collabore avec Quentin Tarantino, Alexandre Rockwell et Robert Rodriguez pour le film Four Rooms, qui réunit Madonna, Antonio Banderas, Lili Taylor et Tim Roth.

Renouant avec ses racines musicales, Allison Anders s’attèle dès 1996 à la réalisation du film Grace of my heart, produit par Martin Scorsese. Edna Buxton rêve de devenir chanteuse mais son impresario a d’autres projets pour elle : écrire des chansons à la chaine pour les crooners en vogue durant les 60s. Elle accepte, espérant secrètement pouvoir un jour chanter ses propres compositions. Même si le film rencontre de nombreuses similitudes avec la carrière de Carole King, il ne s’agit pas d’un biopic.  

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Allison Anders assure également la réalisation avec Voss du film Sugar Town, qui s’intéresse une fois de plus à l’industrie musicale de Los Angeles et regroupe des musiciens des années 80, pour la plupart quelques peu oubliés. En 2012, Anders clôt sa trilogie sur ce sujet avec Strutter, filmé en noir et blanc, et où elle met en scène, entre autres, la mort du chanteur de country Gram Parsons.

En 2001, sa filmographie prend une tournure plus personnelle avec son film autobiographique Things behind the sun, inspirée par le viol dont elle a été victime en 1967.

En 2013, elle fait tourner la chanteuse Jewel, qui interprète le rôle de June Carter, dans un biopic pour la télévision. Mais son expérience sur petit écran est beaucoup plus prolifique. Elle a en effet réalisé plusieurs épisodes de la série Sex and the City et de The L Word.

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Petit funfact, Allison Anders est propriétaire de la collection de disques de rock and roll de Greta Garbo depuis 2013, et a créé spécialement un tumblr intitulé Greta’s Records, afin de faire connaître les quelques 50 vinyles que possédait l’actrice.