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Née en Tunisie, c’est à Nice que Colette Justine passe pourtant la majorité de son enfance, avant de s’exiler aux Etats-Unis, où elle réside encore actuellement.

Figure de proue de l’art 70s new yorkais, son travail de performeuse lui a valu de célèbres afficionados, dont une certaine Madonna en devenir, qui s’est fortement inspirée de cette artiste multi facette.

Ayant fait de la question du genre l'une de ses thématiques récurrentes, il n’est ainsi pas rare de voir Colette Justine comme pièce centrale de ses propres œuvres, dans un univers à la fois duveteux et baroque, où elle y interprète des personnages de sa composition.

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C’est en 1972 qu’elle expose pour la première fois ses photographies, intitulées Liberty leading the People, en référence au tableau de Delacroix, où elle prend les traits de la Liberté. A la vitrine de la galerie, Colette Justine présente alors une reconstitution de ce tableau, que Fred McDarrah ne manque pas d’immortaliser pour le Village Voice en 1973.

La même année, la Stefonatty Gallery offre son espace au travail de Colette Justine. Sa suite de tableaux, The Sandwoman, trône au milieu d’un salon, aux allures enchanteresses, à l’image du propre lieu de vie de l’artiste. Une marque de fabrique qui se retrouvera tout le long de sa carrière. Dans cette pièce, Colette Justine pose chaque jour complètement immobile, telle la Sleeping Gypsy d’Henri Rousseau.

L’année suivante, l’artiste réitère au Norton Museum de Miami, mais cette fois-ci sous les traits de Persephone, dans une chambre digne d’une princesse, à l’image des décors qu’elle constitue depuis deux ans déjà.

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En parallèle à son travail de photographe et de performeuse, Colette Justine s’intéresse aussi au street art. Sévissant anonymement dans les rues de New York pendant plusieurs mois (principalement le matin, pour ne pas être repérée par les forces de l’ordre), ce n’est qu’en 1973 que son identité est révélée au public. Al Hansen, un artiste de la branche Fluxus, a par ailleurs filmé la jeune femme alors qu’elle peignait une oreille géante en plein Soho. Quant à Arnold Newman, il la prend en photo pour le magazine Verizon.

Parmi ses travaux les plus connus dans ce domaine, nous pouvons citer The Lips, mais aussi It was here, réalisée non loin du Norton Museum, lors de son exposition de 1974.

En 2011, les événements React feminism qui se déroulent en Allemagne et en Espagne ont ainsi remis en lumière certaines de ses œuvres datant de sa période street art.

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Véritable touche à tout, Colette Justine sait aussi soigner son image. En 1975, elle participe à la Fashion as Fantasy, organisée à la librairie Rizzoli. A la fenêtre de l’enseigne, elle se met en scène vêtue d’un corset victorien et d’une culotte bouffante. Icône de mode, elle n’en délaisse pourtant pas l’art, faisant de ce fait un objet modesque une possible œuvre à exposer. If it takes forever, i will wait for you, The Dream Series, David Wraith, Memory of Ophelia and all those who died of love and madness, ou encore Let them eat cake, autant de travaux inspirés par l’art et la littérature classique mais aussi par des personnages historiques, qui me manquent pas d’inscrire Colette Justine dans une tradition néo romantique aux allures tragiques. L’artiste ira d’ailleurs jusqu’à mettre en scène sa mort, puis sa résurrection, au début des années 80.

C’est à cette période que son esthétisme punk victorien prend toute sa part dans le mouvement new wave new yorkais, à tel point que la marque Emilio Fiorucci lui commande une ligne de vêtements. La Deadly Feminine Line est née. Elle enchaine par la suite les collaborations avec d’autres magasins, créant spécialement pour elles des vitrines faits de mannequins vivants, portant des pièces confectionnées par ses soins.

Elle n’hésite pas à se produire également sur la scène de certains nightclub cultes, comme le Mudd Club, le Studio54 ou le Danceteria (elle y effectue par ailleurs sa première exposition « de nuit », le Fuck Art Let’s Dance), en mai 1980. S’en suit une mode pour les expos au sein de ces établissements et qui culminera à la grande expo du Palladium en 1984, avec entre autres, Keith Haring, Jean-Michel Basquiat, Francesco Clemente et Julian Schnabel.

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Elle part ensuite à Berlin, où Colette Justine prend une nouvelle forme, Mata Hari and the Stolen Potatoes. Elle expose ses peintures à la Silvia Menzel gallery et au Kunstlerhaus Bethanien. Elle s’occupe également de la confection de costumes pour L’heure espagnole, l’opéra de Ravel et participe à la biennale de Venise.

Elle publie aussi trois monographies en 1985, From Silk To Marble, où Colette imite la tenue de célèbres sculptures, le Colette new works and paintings, à l’occasion de son exposition au Kunstverein et Art on Stage, distribué par la Stadtische Galerie Nordon.

En 1986, Colette continue son tour d’Allemagne et pose ses valises à Munich. L’occasion pour elle de créer un nouveau personnage, la comtesse Reichenbach. Ses installations font la joie des plus grandes boutiques de la ville et son travail est exposé à la Dany Keller Gallery.

Finalement, Colette rejoint les USA, s’installe de nouveau à New York en 1992, et rebaptise son antre The House of Olympia, un atelier qui donnera naissance à une exposition. Durant cette décennie, Colette Justine continue son travail d’exploration du 18eme siècle, que ce soit dans l’image ou le costume. C’est également à cette période que le musée Guggenheim fait l’acquisition de nombreuses de ses ouvres des années 70, comme la Reverse Pop Series.